Un panneau de toiture, un panneau de bardage et un panneau frigorifique ne se choisissent pas sur les mêmes critères. Le premier travaille en flexion entre pannes et doit évacuer l'eau, le deuxième se juge sur son aspect et sa tenue au vent, le troisième sur l'étanchéité de son joint. L'usage, la portée entre appuis et la teinte se fixent donc avant toute comparaison de prix.
L'épaisseur d'acier se donne en dixièmes de millimètre. Une face extérieure en 0,50 mm et une face intérieure en 0,40 mm constituent le standard. En dessous de 0,40 mm en face vue, le panneau marque au moindre appui. Le laquage se lit en microns : 25 µm de polyester en ambiance courante, 35 µm ou plus près du littoral et en bâtiment d'élevage.
La mousse polyuréthane affiche un lambda de 0,022 à 0,026 W/m.K, la laine de roche de 0,038 à 0,041. À épaisseur égale, l'écart de résistance thermique va presque du simple au double. La laine de roche se rattrape sur le classement au feu et sur l'affaiblissement acoustique.
Le panneau se fabrique à la coupe, en général jusqu'à 12 ou 13 m pour rester transportable. Un rampant couvert d'une seule longueur supprime les recouvrements transversaux, qui restent le point faible de l'étanchéité. Ce mode de production explique aussi les délais, souvent de plusieurs semaines en pleine saison, et le fait qu'une commande sur mesure ne se reprend pas.
Un prix au mètre carré ne veut rien dire sans l'épaisseur, la nature de l'âme, l'épaisseur des deux tôles, la teinte et la présence ou non du feutre anticondensation. Il faut ensuite regarder ce que le devis couvre : faîtières, closoirs, bandes de rive, vis et mousses de calfeutrement pèsent vite 15 à 25 % du budget.
Les colis se déchargent avec des élingues larges ou un chariot à fourches longues, jamais par une prise unique au centre. Le film de protection s'enlève dans les 2 jours : l'eau piégée entre le film et le laquage laisse des traces. Le nombre de panneaux, les longueurs et la teinte se vérifient avant signature du bon de livraison.