Le bardage à fixation traversante se visse au travers du panneau, tête apparente et rondelle d'étanchéité EPDM. Le bardage à fixation cachée reçoit la vis dans la feuillure, masquée par le panneau suivant. La seconde solution donne une façade sans point de vis visible, au prix d'un montage plus lent et d'un panneau plus cher.
En pose horizontale, les panneaux s'empilent sur les poteaux ou sur des lisses verticales : c'est la disposition la plus répandue en bâtiment industriel. En pose verticale, ils reposent sur des lisses horizontales et rejettent mieux l'eau, mais la façade demande une ossature secondaire.
La face extérieure existe en lisse, en micronervuré et en nervuré. Le lisse révèle le moindre défaut de planéité de l'ossature et se réserve aux supports réguliers, la micronervure les absorbe et reste la solution la plus utilisée. Les teintes suivent le nuancier du fabricant, avec un laquage renforcé pour les ambiances agressives et le bord de mer.
Les épaisseurs vont de 35 à 200 mm. Un 80 mm à âme polyuréthane donne environ 3,5 m².K/W, ce qui couvre le besoin d'un atelier chauffé. Le même panneau en laine de roche apporte un affaiblissement acoustique de l'ordre de 30 dB et un classement de réaction au feu A2-s1,d0.
Angles, acrotères, encadrements de baies et jonction avec le soubassement se traitent en tôles pliées sur mesure. L'étanchéité à l'air et l'aspect fini de la façade se jouent là bien plus que sur la partie courante.